Cryothérapie : peu de bénéfices prouvés, des effets secondaires réels.

En 2010, l’Inserm et la Direction générale de la santé (DGS) ont signé une convention de partenariat dont le cadre vise à évaluer l’intérêt pour la santé des médecines dites non conventionnelles pratiquées en France. Dans un nouveau rapport publié ce jour, les chercheurs de l’Inserm se sont penchés sur la cryothérapie, une technique exposant l’organisme pendant 2 à 3 minutes à un froid intense allant de -110 à -170°C.

A l’origine destinée aux sportifs de de haut niveau, afin de prévenir ou traiter les douleurs musculaires après l’exercice, cette pratique est désormais proposée dans le cadre de maladies inflammatoires ou neurologiques, voire en dehors de tout contexte pathologique.

Après analyse de la littérature scientifique publiée sur ce sujet et des témoignages d’experts ou de patients, le rapport de l’Inserm conclut que les résultats en faveur d’un effet positif de la cryothérapie sont modestes et mesurés et uniquement à très court terme.

D’autre part, la qualité méthodologique des études existantes est insuffisante, ce qui doit amener « à relativiser d’autant plus les effets positifs rapportés » estiment les chercheurs qui alertent également sur le fait «qu’en tout état de cause, la cryothérapie ne peut en aucune façon revendiquer de traiter efficacement des cancers ou d’autres pathologies somatiques sévères».

D’après les chercheurs, la cryothérapie corps entier pose par ailleurs d’authentiques problèmes de sécurité. Des effets secondaires bien réels ont été rapportés (brulures, maux de tête, urticaire chronique au froid…). Enfin, le rapport conclut qu’il est indispensable de mieux étudier et évaluer la cryothérapie du corps entier en rendant possible les conditions de ces évaluations.

| 04 sept. 2019 – 11h15 | Par INSERM (Salle de presse) |

https://presse.inserm.fr/cryotherapie-peu-de-benefices-prouves-des-effets-secondaires-reels/36283/

Le mal de dos chez l’enfant

Contrairement à ce que l’on peut penser, le mal de dos est fréquent chez les enfants et les adolescents : au cours d’enquêtes déclaratives, entre 30 et 40 % d’entre eux disent avoir eu mal au cours du dernier mois et 70 % d’entre eux ont fait l’expérience d’une lombalgie au cours de leurs vie pour la vie entière – ce qui représente seulement 10 % de moins que les adultes.
Ces douleurs passent néanmoins souvent inaperçues. En effet, les enfants ne s’en plaignent que rarement auprès de leurs parents car ils ne subissent peu ou pas de conséquences dans leur vie quotidienne : leur lombalgie a peu d’impact fonctionnel et n’est généralement pas handicapante. Et, même lorsqu’ils sont amenés à consulter, ils ne présentent, le plus souvent,  pas de limitation dans leurs mouvements comme c’est la cas chez les adultes.

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